Fac de médecine d’Orléans : première rentrée


C’est l’événement de cette rentrée à l’université d’Orléans : les étudiants de première année de médecine ont fait une arrivée remarquée sur le campus.

Le 5 septembre, ils étaient 105 à étrenner cette toute nouvelle formation réclamée depuis tant d’années par les élus pour tenter de répondre à la

pénurie de médecins.
« Nous avions 105 places et nous n’avons eu aucun mal à recruter, la formation a trouvé ses candidats », s’est félicité le président de l’université d’Orléans, Éric Blond. « C’est historique, et je salue la coopération entre Orléans et Tours sur ce dossier », a commenté le président de la Région, François Bonneau, juste avant que les premiers étudiants franchissent les portes de leur amphi. Quant au nouveau recteur de l’académie, Alain Ayong Le Kama, qui vient de prendre ses fonctions, il a assuré que l’État « mettra tout en œuvre pour qu’il n’y ait pas de frein dans cette dynamique qui se crée ».
Sur les 105 inscrits, 65 sont originaires du Loiret, 11 d’Eure-et-Loir, et 12 viennent d’une autre région. Il y a aussi 38 % de boursiers. L’enseignement sera identique à celui de la fac de Tours.
Tutorat d’excellence Les cours magistraux seront retransmis en vidéo avec un jour de décalage. Les travaux pratiques, eux, auront lieu en présentiel, des enseignants tourangeaux feront le déplacement. Les étudiants d’Orléans bénéficient aussi du même « tutorat d’excellence » que les étudiants tourangeaux, assuré par des élèves de 2e et 3e année.
Comme la médecine, les autres composantes de l’université d’Orléans sont en train de faire leur rentrée. Les inscriptions ne sont pas closes, mais selon les premières tendances, les effectifs devraient un peu diminuer cette année, avec un millier d’étudiants en moins, pour se stabiliser entre 19.000 et 20.000 étudiants, dont 2.000 en apprentissage.
À l’antenne de Châteauroux, ils seront 200. Globalement, les étudiants sont un peu moins nombreux en 2e et 3e années de licence, mais plus nombreux en première année, ainsi que dans la plupart des masters, mais pas tous. Ceux qui préparent aux concours de l’enseignement, par exemple, sont loin de faire le plein…
Enfin, la bonne insertion dans le monde du travail des étudiants formés à Orléans se confirme. « Il faut sortir de l’idée selon laquelle les universités ne placent pas leurs jeunes, a relevé Éric Blond, car les chiffres disent tout le contraire, avec des taux d’insertion qui atteignent parfois 100 %. »

Source : La République du Centre du 05/09/2022